Le Matin d'Algérie

Algérie : les 55 enseignants mettent fin à leur grève de la faim

Après 42 jours de grève de la faim, les 55 enseignants contractuels ont suspendu leur mouvement de protestation, lundi à 10 heures. C’est le danger de mort avéré qui guettait à tout moment les enseignants grévistes qui a obligé le conseil national de la santé de SNAPAP à les convaincre de suspendre la grève de la faim pour sauver les vies humaines. Meriem Maârouf, porte-parole du Coordination nationale des enseignants contractuels (CNEC), justifie la suspension de la grève par le souci de préserver la vie des grévistes, dont l’état de santé n’a cessé de se détériorer depuis l’entame du mouvement, le 14 juillet dernier. «Nous ne voulons pas qu’il y ait mort d’homme», a affirmé la porte-parole du CNEC.

Au nom des 40.000 enseignants contractuels algériens, ces derniers réclamaient le paiement des arriérés de salaire (parfois allant jusqu’à trois ans) et leur intégration dans la fonction publique algérienne.

Cette décision de suspendre la grève est loin de faire l’unanimité au sein même des grévistes de la faim.

Après avoir réprimé toutes les tentatives de rassemblement pacifique du CNEC, les autorités algériennes avaient déclaré « illégitime » cette grève, et par conséquent refusé de rencontrer les représentants des enseignants. Ces derniers devraient reprendre leur grève après le ramadan, qui débute le 1er septembre et s’achèvera début octobre.

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