Le Matin d'Algérie

La dernière scapinade de Belkhadem

Il s’y met lui aussi : Abdelaziz Belkhadem, porte-voix de son maître et accessoirement Ministre d’état et représentant personnel du Président de la république, s’est indigné à son tour, hier, du « mouvement issu du coup d’état effectué le 6 Août de l’année en cours, et qui a fait chuter le président Mohamed Sidi Ould Cheikh Abdallahi ». Recevant le leader Islamique Mauritanien Mohamed Ghoulam Ould El Hadj Cheikh, Belkhadem a énergiquement invoqué la légitimité constitutionnelle et le respect des règlements de l’Union Africaine refusant tout changement de pouvoir par la force.

Puis d’une même voix, il a exigé « le retour de la légitimité constitutionnelle à la vie politique à Nouakchott ».

Belkhadem a mûri. Il y a cinq ans, avec l’aide des dobermans et de la justice de la nuit, il fomentait un putsch contre Ali Benflis et la direction du FLN. A l’époque, il n’aimait pas qu’on appelle cela « changement de pouvoir par la force » ni encore moins « mouvement issu du putsch et qui a fait chuter le secrétaire général Ali Benflis ». Il préférait l’euphémisme de « redressement ». Et il haïssait surtout qu’on invoque « la légitimité constitutionnelle et le respect des règlements de l’Union Africaine refusant tout changement de pouvoir par la force. »

Mais qui a dit que personne n’a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge ?

L.K.

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