Le Matin d'Algérie

Algérie : Quand Farouk Ksentini se mord la queue….

Sale temps pour les partisans de la « réconciliation nationale ». Comment persister à vouloir serrer la main qui vous balance des bombes à la figure ? Seul Bouteflika la sait. A ce jeu, pourtant, Farouk Ksentini, président de la commission consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme, ne répugne pas à friser le ridicule.

Dans un entretien à El-Khabar, il « doute » que les attaques terroristes, que l’Algérie a connue la semaine passée, puissent faire échouer l’objectif de la réconciliation nationale, « comme le veulent certains », et dit que « les parties qui pensent entraver la réconciliation se trompent ».

Puis il s’enfonce dans d’abracadabrantes pirouettes pour prouver qu’on peut persister à vouloir serrer la main qui vous balance des bombes à la figure. Jugez-en :

El Khabar : Pensez vous que ces attaques représente une forme de pression sur la réconciliation ?

Farouk Ksentini : La réconciliation a réalisé plusieurs de ses objectifs, et l’histoire punira ces terroristes, franchement je ne pense pas que les derniers attentats terroristes nuisent la réconciliation voulue et votée par le peuple, et la réconciliation est irrévocable, et celui qui pense entraver ce processus, se trompe.

El Khabar : Est-ce que la réconciliation a réalisé ce qu’on attend d’elle ?

Farouk Ksentini : Je l’ai dit, depuis quelques mois, et je le répète, la réconciliation a besoin d’un nouveau souffle pour qu’elle réalise ses objectifs traces depuis le début, sachant que l’opération est complexe, mais il y a des mécanismes, s’ils sont suivis, elle atteindra son objectif, il faut que tout le monde l’aide, notamment les responsables qui doivent faire avec positivement.

El Khabar : Donc, le processus de la réconciliation a pour objectif d’anéantir le terrorisme ?

Farouk Ksentini : Non, anéantir le terrorisme ne se fait pas avec la réconciliation toute seule.

El Khabar : Et la solution, d’après vous ?

Farouk Ksentini : D’après moi, la solution est de fournir plus d’efforts dans la lutte contre le terrorisme, ou de ce qui reste des terroristes…

En d’autres termes, tuer le terroriste à qui on tend la main…Ksentini ne dit pas s’il faut le faire avant ou après…

L.M.

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