Le Matin d'Algérie

Le 5 Octobre, pour quelle mémoire ?

« 27 années après, les événements d’octobre 88, restent très présents dans la mémoire collective. C’est qu’ils ont constitué une rupture majeure dans l’histoire de notre pays depuis son indépendance.

Il est de notre devoir de se recueillir à la mémoire de celles et de ceux qui ont perdu la vie dans cette tragédie et d’avoir une pensée reconnaissante pour toutes les autres victimes qui en ont souvent gardé de profondes séquelles.

Aujourd’hui, en ces moments difficiles que traverse encore une fois le pays, le 5 octobre doit être considéré comme une leçon à retenir. Non pas par le peuple pour le dissuader de demander ses droits, mais par le pouvoir pour qu’il comprenne une fois pour toutes que la spoliation de la souveraineté, l’oppression, l’injustice et la manipulation ne mènent nulle part sinon aux malheurs, au sous-développement, à la misère et au désastre final.

Monsieur Bouteflika et son clan qui semblent avoir réussi à s’assurer le pouvoir absolu sont, malheureusement dans la position de ceux qui peuvent causer le désastre absolu pour le pays. Leur responsabilité est immense et elle est engagée face à l’histoire, s’ils en ont conscience.

Il ne reste plus qu’une ultime chance pour l’Algérie : que le pouvoir accepte la mise en place d’un Etat de droit et l’organisation d’élections transparentes et sans tricherie. »

Soufiane Djilali

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