Dans la guerre des guignols qui s’est emparée de l’actualité de nos jours, un troisième guignol en col blanc s’en est immiscé presque instantanément, pour des raisons que nous ignorons encore, apportant bizarrement son soutien à Bouchouareb mais pas à celui avec lequel il est censé avoir le plus d’affinités, le plus d’intérêt commun.
Un love-bombing fulgurant qui ne lui a pas été demandé et qui intervient en plein dans la controverse, sans pudeur et sans vergogne comme pour nous signifier : touche pas à l’ennemi de mon ennemi. Un exemple parfait d’un serviteur bien servi, nouvellement promu qui n’entend pas abandonner le râtelier qui lui a été réservé. Une preuve que le général Benhadid qui vient de croiser le fer avec Haddad, ne s’est pas du tout trompé dans son interprétation des manœuvres au sommet faisant que le théâtre des guignols a encore de beaux jours devant pour nous dévoiler tous les secrets de la connexion politico-financière qui y préside.
Comme dans tout théâtre des guignols où chacun veut montrer qu’il a plus d’un tour dans son sac, on s’accuse, on se vilipende mutuellement pour diluer les responsabilités et faire l’impasse sur les grandes vérités qu’on ne veut pas nous dire.
Comme dans tout théâtre de guignols, les chuchoteurs et les souffleurs, les fourmis de l’ombre sont celles qui font le plus gros travail pour faire bouger les marionnettes et leur faire dire ce qu’ils veulent leur faire dire pas ce qu’elles veulent dire elles-mêmes. Un spectacle de garagouzes qui se jettent la balle, qui cafouillent et qui se tamponnent comme pour nous divertir et nous faire oublier toute l’ampleur de leur enfantillage et leur irresponsabilité dans la bérézina dans laquelle ils nous ont plongé.
Khelaf Hellal
