Le Matin d'Algérie

Destruction du patrimoine de Tablazt (Tazmalt) : arrêt des travaux

Suite à la mobilisation citoyenne initiée par les habitants d’Allaghen, commune de Tazmalt, wilaya de Béjaia, les autorités ont vite réagi.

Lundi 28 septembre, la direction de la culture de Béjaia a dépêché sur le site même une commission spéciale chargée de la protection du patrimoine. Elle a visité le lieu et a pris des photos qu’elle a transmises à sa tutelle, c’est-à-dire le ministère de la Culture. Ce dernier a envoyé une autre commission composée de quatre membres qui se sont rendus à Tablazt aujourd’hui 29 septembre 2015 vers 14 heures. Ceux-ci ont visité le site. Le chef de délégation, en sa qualité du directeur de la protection du patrimoine au niveau du ministère de la culture, a informé la population des décisions suivantes:

– Arrêt définitif des travaux initiés par l’entreprise chinoise.

– Constitution d’une commission ministérielle spécialisée dans l’identification et la protection des sites archéologiques qui aura pour tâches urgentes l’identification du site et sa délimitation pour d’éventuels travaux de fouilles.

Les membres du collectif présents sur les lieux ont reçu cette information avec satisfaction mais demeurent toujours vigilants et mobilisés jusqu’à la concrétisation de ces promesses.

Par ailleurs, et contrairement à ce qui a été rapporté par certains organes de presse, la population d’Allaghen n’est pas contre le projet de la pénétrante autoroutière Ahnif-Béjaia, bien au contraire. Elle soutient inconditionnellement un tel projet et se dit prête à apporter son soutien si les circonstances l’exigent.

Pour rappel, l’entreprise chinoise voulait prélever du tuf, pour le revêtement de l’autoroute, qu’elle vient chercher sur le site archéologique de Tablazt. Ce que la population refuse catégoriquement. On peut bien trouver du tuf ailleurs que sur un site de cette importance, ajoute-t-elle.

Enfin, la population remercie vivement toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur soutien à la cause qu’elle défend.

Pour le collectif,

Le porte-parole Djamal Arezki

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