Le gouverneur de la Banque d’Algérie cité par l’APS vient de faire savoir que « le niveau des réserves de change de l’Algérie se sont établies à 159,027 milliards de dollars fin juin 2015, contre 178,938 milliards de dollars fin décembre 2014 ».
Or, le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA) a également déclaré le 13 juillet 2015 toujours cité par l’APS le mardi 14 juillet 2015 reprenant la note de la BA sur les tendances financières et monétaires au premier trimestre 2015 : « Les réserves de change de l’Algérie ont enregistré une forte contraction en s’établissant à 159,918 milliards de dollars à fin mars 2015 contre 178,938 milliards de dollars à fin décembre 2014 ».
J’en déduis que pour les mois d’avril, mai et juin 2015, la sortie de devises a été de 891 millions de dollars, moins d’un milliard de dollars.
Donc, il y a eu blocage durant cette période de transfert de devises concernant tant les importations de biens que des services du fait que les besoins des ménages et des entreprises dont le taux d’intégration ne dépasse pas 15% proviennent de l’extérieur.
Or, selon la Loi de finances complémentaire (LFC2015), la valeur des importations en devises sera importante sans compter les services qui avoisinent entre 11/12 milliards de dollars. Comment donc expliquer les données précédentes ?
Je rappelle les principaux indicateurs de la LFC2015-09-08
- Dépenses budgétaires: 7.588 mds DA (contre 7.692 mds DA dans la LF initiale 2015).
- Recettes budgétaires: 4.953 mds DA (en augmentation de 242,4 mds de DA par rapport à la loi des finances initiale).
- Croissance économique hors hydrocarbures: 5,1% (contre 4,25% dans la LF initiale) – Prix du baril de pétrole brut: 37 dollars pour le calcul du budget et de 60 dollars au niveau du marché.
- Taux d’inflation: 4% (contre 3% dans la LF initiale).
Pr Abderrahmane Mebtoul, Expert international
