C’est le putsch économique : l’Etat algérien détiendra désormais la majorité dans tous les projets d’investissement initiés en partenariat avec des groupes étrangers.
Selon le communiqué du gouvernement, l’Algérie entend à l’avenir détenir la majorité du capital dans les structures chargées de réaliser les projets, et cela « en concordance avec ses moyens et ses intérêts nationaux et en conformité avec les usages internationaux qui ne prohibent pas un tel choix ».
Le projet de construction à Beni Saf d’une usine d’aluminium en partenariat entre Sonatrach-Sonelgaz et un consortium émirati formé par Moubadala et Dubal serait particulièrement concerné. Le projet avait été lancé avec une répartition du capital de 30% aux Algériens et 70% aux Emiratis.
De plus, l’Etat ne cédra plus de terrains aux investisseurs qui devront les acquérir par eux mêmes.