Le Matin d'Algérie

Aigle Azur : un retard de 18 heures pour le ZI460 Alger-Orly-Sud

Le vol ZI460 qui devait relier, mercredi à 9h45, Alger et Orly-sud n’a finalement pris les airs qu’à 3h du matin.

Branle-bas de combat, mercredi matin, devant les pavillons d’enregistrement de la compagnie Aigle Azur. Et pour cause ? Les voyageurs venaient d’être informés que leur vol qui partir à 9h45 est reporté à 3h du matin. « On vient de nous avertir que l’avion a un problème technique », essaye de justifier un agent. « Vous auriez pu nous avertir avant ! » proteste une femme avec ses enfants. Le ton monte. Les agents d’Aigle Azur tentent de rassurer des voyageurs décontenancés par le retard. « Vous allez prendre un vol à 3h du matin !!! », annonce, la mine retenue, un membre de la compagnie. Près de 18 heures de retard qui ne passent pas. « Mais il y a déjà un vol de 3h du matin, ne veut-on pas le remplir parce qu’il est vide ? » suppute un voyageur.

« Ne vous inquiétez pas on vous emménera dans un hôtel en attendant le vol, des cars vont arriver dans quelques minutes », explique un membre de la compagnie. « Mais où voullez-vous nous emmener ? », interroge un voyageur. « Au grand Hôtel de Bordj El Kiffan, vous vous y reposerez en attendant le départ, vous aurez droit à des chambres et aux repas, explique ce membre de la compagnie. Nous vous raménerons vers 22h ici ». Mais alors, on va attendre de 22h jusqu’à 3h du matin, au revoir le sommeil et les enfants alors ? », maugréé un parent.

Après une attente, des cars arrivent. Direction Bordj El Kiffan. Si de l’extérieur l’établissement hotelier se respecte, à l’intérieur le Grand Hôtel Adghir laisse à désirer : décoration de mauvais goût; tringles à rideaux arrachés, accueil hasardeux, des téléviseurs qui ne captent aucune chaîne, etc, selon plusieurs témoins. Les voyageurs apprennent qu’ils doivent partager pour la plupart des chambres le temps de la journée. Dans les couloirs, les enfants courent dans tous les sens. « Dans ma chambre, impossible de se reposer, la clim braille comme pas possible », souligne une femme. « Moi, il y a carrément une fuite d’eau dans ma chambre au 4e étage », s’amuse un jeune à l’heure du repas.

Mercredi matin devant le pavillon Aigle Azur.

Les voyageurs prennent leur mal en patience jusqu’à 22h. Les cars pointent. Retour à l’aéroport pour attendre le vol de 3h du matin. Petit cafouillage à l’enregistrement. « C’est quand même hallucinant ! On est parti pour ne pas dormir et on en rajoute », tonne un homme.

Vers 3h 10 les voyageurs du ZI460 sont enfin dans l’avion. Des attestations de retard son distribués. « Est-ce qu’ils vont vraiment nous dédommager ou alors juste pour faire bien qu’ils nous remettent ces papiers », s’inquiètent un papy. Enième surprise : l’avion ne peut démarrer dans l’instant car l’aéroport d’Orly-sud n’ouvre pas avant 6h du matin, annonce la voix du pilote !!! Les voyageurs s’en amusent. « On n’est plus à dix minutes près », sourit un quinquagénaire.

Hamid Arab

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