“Kameleddine Fekhar a été placé à genoux face à un mur et un agent de la police scientifique lui a donné plusieurs gifles d’abord sur la nuque, puis sur le visage. Il a souhaité porter plainte, mais sa requête n’a pas été réceptionnée”, dixit Me Dabouz, membre du collectif des avocats de Fekhar et de ses codétenus.
Battu, insulté et maltraité, Lle militant pacifique Fekhar est en train de vivre un calvaire à l’intérieur de la prison d’El Menea. Le silence des organisations des droits de l’homme, de la société civile et de la classe politique devant cette question qui relève d’une atteinte à la dignité humaine, par excellence, est un acte gravissime.
Aucun mot n’est soufflé par la presse algérienne et internationale sur la situation dramatique de Kameleddine Fekhar détenu à la prison d’El Menea.
Les menaces du ministre de la Justice, Tayeb Louh, semblent atteindre leur objectif de terreur ?
A mon sens, cette détention arbitraire est désormais une question humanitaire. Des avocats connus pour leur combat pour les droits de l’homme doivent rejoindre le collectif chargé de sa défense. La sensibilité politique de cette affaire s’évapore devant la dégradation de la santé du détenu Fekhar.
Il faut agir sous cet angle pour pouvoir concrétiser une mobilisation sérieuse pour sa libération. Ceux qui exploitent cette détention pour des dessins politiciens sont en train de faire du mal au Dr Fekhar au même titre que le pouvoir qui l’emprisonne.
Tous ceux qui sont convaincus que cet emprisonnement abusif et arbitraire relève d’une atteinte aux droits de l’homme et à la liberté d’expression doivent se mobiliser pour la liberté du citoyen algérien Fekhar à travers des actions de soutien à Ghardaia et devant les institutions concernées à Alger.
Moussa Nait Amara
