Le Matin d'Algérie

Nous n'avons pas oublié, Monsieur Ghoul !!!

La seule chose qui puisse détruire un pays, en affaiblissant les porteurs des valeurs citoyennes et républicaines est, sans aucun doute, l’amnésie.

Cependant, nous savons qui est Amar Ghoul. Sa dernière sortie contre la ministre de l’Education nationale ne fait qu’édifier son parcours d’islamiste fourbe, affairiste à ses heures. C’est dans cette guerre sournoise, perfide que mènent les islamo-baathistes de son acabit qu’il se sent à l’aise. Fidèle à son ADN idéologique, Ghoul s’adonne à un travail de sape impitoyable contre toutes les valeurs de progrès et de lumière.

C’est en fidèle élève de l’entrisme islamiste pratiqué par son cheikh des années 80, Nahnah, un entrisme qu’il maîtrisait à merveille, sans honte, sans retenue, trahissant pour un moment ses principes que se présente aujourd’hui Amar Ghoul.

Ne pas oublier, se remémorer qui est qui, qui est avec qui, qui a fait quoi est un devoir salvateur pour que ceux qui tuaient, ceux qui haïssaient, ceux qui n’avaient d’yeux que pour une république islamique ne se présentent aujourd’hui en donneurs de leçons sur les droits de l’homme, sur le patriotisme et sur la pérennité de l’Etat.

Amar Ghoul, en l’entendant défendre les constantes nationales, l’unité nationale, m’a fait rappeler les années durant lesquelles son chef spirituel, le défunt Nahnah, l’islamiste en trois pièces cravate, l’opposé vestimentaire d’Ali Belhadj et d’Abassi Madani, sciait les poteaux électriques pour faire avancer la cause qu’il défendait: instaurer, en Algérie, une république islamique !

Un rappel au cas où ce ministre islamiste, qui a fondé un parti après s’être abreuvé à la mamelle de ce régime despotique, un régime qu’il dénonçait, pourtant, tenterait de se présenter en messie et nous faire oublier sa nature, son histoire, son parcours et, surtout, ses référents idéologiques.

L’histoire, c’est raconter, car l’histoire, c’est l’avenir.

Achour Boufetta

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