Un tribunal libyen a condamné à mort par contumace mardi un fils de Kadhafi, Seif al-Islam, et huit autres proches de l’ex-dictateur. Ils étaient jugés pour leur rôle dans la répression meurtrière de la révolte dans ce pays il y a quatre ans.
En dépit de l’insécurité, le tribunal siégeant à Tripoli, où règne une coalition de milices en partie islamistes, a notamment condamné à mort le dernier Premier ministre de Kadhafi, Baghdadi al-Mahmoudi, et son ex-chef des services de renseignements, Abdallah Senoussi. Ils sont trente-sept prévenus tous d’anciens proches du régime à être jugés pour leur rôle dans la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin à l’ancien régime en 2011
Le procès a été éclipsé par les violences et les divisions politiques. Les différentes factions s’affrontent toujours pour le contrôle du pays représenté par deux gouvernements. L’un, reconnu à l’international, est basé à Tobrouk, l’autre basé à Tripoli constitué par des milices islamistes de Fajr Libya notamment.
La Cour pénale internationale (CPI) a demandé l’extradition du fils Kadhafi depuis son arrestation, mais sans succès, les Libyens ont décidé de le passer devant un tribunal du pays.
Seif El Islam était détenu au secret depuis octobre 2011 par la milice de la tribu de Zentan dans l’ouest du pays ; il représente pour ses geôliers un trésor de guerre inestimable et ne veulent aucunement le rendre aux autorités de Tripoli d’où d’ailleurs cette condamnation par contumace. Celui qui était destiné à remplacer son père à la tête de la Libye était le président de la Fondation Kadhafi pour la charité et le développement. Une organisation qui servait caisse noire pour le régime dans ses opérations à l’international.
Sofiane Ayache
