Le Matin d'Algérie

25 morts à Ghardaïa : les vieilles ficelles de Bouteflika

Devant l’aggravation de la situation dans la vallée du M’zab, le chef de l’Etat s’est décidé à présider, annonce l’APS, mercredi une réunion consacrée à la situation prévalant dans cette région. Résultat : des mesures sans grande imagination.

A l’issue d’une réunion d’urgence, dit-on en haut lieu, qui a réuni le chef de l’Etat, le Premier ministre, le ministre d’Etat directeur de cabinet de la présidence de la République et le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’ANP des décisions sont prises pour remettre de la sécurité dans la vallée du Mzab où des bandes de jeunes sèment la mort parfois sous le regard des services de sécurité – de nombreuses vidéo montrent ces scènes troublantes qui montrent des jeunes avec des barres de fer ou d’armes blanches côte à côte avec des policiers.

Première constatation : malgré l’extrême gravité de la situation, aucun responsable civil ou militaire n’a été limogé. Cependant, on observe que le chef de l’Etat a remis tout l’appareil sécuritaire de la wilaya entre les mains du commandant de la 4ème région militaire. Il est aussi avancé dans le communiqué que le parquet sera instruit pour poursuivre toutes les personnes qui ont porté « atteinte à la sécurité des personnes et des biens ».

Enfin, le chef de l’Etat s’en remet également à la population pour la restauration de l’accalmie. A la lecture de ces « mesures », plusieurs éléments à retenir : il semble que le chef de l’Etat et son entourage sont tenus dans l’ignorance de la gravité de la situation. Autrement comment appeler cette même population terrorisée à rétablir la sécurité ?

Tout en gardant l’espoir d’être démenti, il y a fort à parier que ces « mesures » iront rejoindre toutes celles prises depuis quelques années par les mêmes responsables pour rétablir la sécurité dans la vallée du M’zab.

L. M.

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