Cela fait deux années au moins qu’un conflit se propage et s’intensifie à Gharadaïa et ses environs.
Plusieurs dizaines de nos compatriotes ont été victimes de mort violente. Le gouvernement s’est montré jusqu’ici impuissant à régler cette situation.
Ce matin, mercredi 8 juillet, le conflit a pris une tournure dramatique. Encore des dizaines de morts selon les informations officielles.
Il y a quelques semaines à peine, 8 morts étaient déplorés après des affrontements ethniques à Tamanrasset.
Le sud algérien est en plein soubresaut. L’unité du pays est menacée.
Alors que la situation risque de s’embraser, Monsieur Bouteflika ne se préoccupe que de son trône. Il veut finir son mandat. Peut-être même pense-t-il déjà au sacrifice du cinquième !
Mais en attendant, il n’a ni le temps, ni les moyens de dire un mot à ses concitoyens. Il ne peut pas se rendre sur place, à Ghardaïa, comme l’aurait fait un Chef d’Etat qui fait juste le travail pour lequel il est payé. Il n’a rien à dire à personne. L’opinion publique doit se satisfaire de ses belles lettres, et des déclarations des étrangers.
L’Etat Algérien se délite, et se perd, entre un fauteuil présidentiel et des médailles de bravoure.
La tragédie qui s’annonce portera un nom : « le mandat maudit ».
C’est une « Comedia d’El Arte » de mauvais goût qui nous est imposée.
Mes sincères condoléances aux familles des victimes de cette tragédie.
Soufiane Djilali
