Le Matin d'Algérie

Grèce : Yanis Varoufakis essuie les plâtres des créanciers

Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec, a annoncé sa démission. La France aurait influé dans la prise de cette décision pour peser sur l’Allemagne.

« Peu de temps après l’annonce des résultats du référendum, on m’a informé d’une certaine préférence de certains membres de l’Eurogroupe, et de « partenaires » associés, (…) pour mon « absence des réunions; une idée que le Premier ministre (Alexis Tsipras) a jugé potentiellement utile à l’obtention d’un accord. Pour cette raison je quitte le ministère des Finances aujourd’hui », a-t-il expliqué sur son blog.

« La valeur du résultat du référendum, qui a vu le non l’emporter à 61,31%, est importante, comme (celle de) tous les combats pour les droits démocratiques (…).

« La grande légitimité apportée à notre gouvernement doit être investie immédiatement dans un OUI à une solution adéquate appelant à un accord comprenant une restructuration de la dette, moins d’austérité, une redistribution en faveur des plus démunis, et de vraies réformes. »

Cette démission pèsera-t-elle sur l’intransigeance entêtée de l’Allemagne ? Annonce-t-elle une autre attitude du « partenaire » français ? Les annonces des prochaines heures nous le diront. Il est certain que la cohésion de l’Eurogroupe n’est plus celle qu’il affichait il y a encore 24 heures, les suites dépondront du courage des pays de l’Europe du Sud face à Merkel et sa suite de l’Est. L’Europe n’est déjà plus celle d’hier.

Ahmed Ilmathene

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