Fini le FLN qui annonçait fièrement « la prochaine révision de la constitution. Désormais, il n’en reste plus qu’un parti de courtisans exclu des luttes d’appareils.
« Cela fait deux ans que des cadres du FLN planchent sur ce projet de révision », confie à El-Watan, une source du vieux parti, « mais voir que rien n’avance au niveau public et officiel nous a poussés à nous sentir abandonnés ». Le journaliste commente : « Y aura-t-il une annonce prochaine concernant ce projet ? Personne ne se risque à une réponse au FLN. Tout le monde semble en attente d’une initiative présidentielle qu’on ne voit pourtant pas venir depuis deux ans. »
Même son de cloche au RND, parti du nouveau-ancien chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia. « Nous demeurons sur le terrain de la sensibilisation pour être prêts en cas de situation exceptionnelle », a déclaré hier à Algérie News, Miloud Chorfi, porte-parole du RND. C’est dans ce climat de flottement estival, « où chacun cherche pouce mouillé en l’air la direction du vent », pour reprendre un cadre du FLN, que le vieux parti organisera son université d’été à Blida les 23, 24 et 25 juillet, une rencontre de formation à Dely Ibrahim, à Alger, sur les femmes en politique et deux rassemblements régionaux d’élus et de cadres à Sétif le 31 juillet et à Aïn Defla le 6 août.
« L’homme politique doit toujours être prêt en cas d’imprévu », dit Saïd Bouhadja, chargé de la communication au FLN, rencontré hier au siège du parti à Alger.
Le FLN, selon lui, ne veut pas succomber au vide estival, car « nous sommes en attente d’un événement non encore annoncé », allusion faite à la révision constitutionnelle, annoncée par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, en juillet 2006. Une idée restée sans contenu, ni délai depuis cette date.
Source : EW
