Le Matin d'Algérie

Thamazight, non pas à Constantine !

A Constantine, à la salle Ahmed Bey, l’identité amazighe a été violemment occultée par l’animatrice, en cette soirée commémorative de la disparition de Warda El Dazairia. La soirée a été retransmise en direct par la chaîne 3 de la télévision nationale.

Comme d’habitude, les chanteurs moyen-orientaux ont joué les premiers rôles: de Jordanie, de Libye, du Liban, de l’Irak… Ils ont droit aux grâces du pouvoir et de ses largesses.

L’animatrice n’a, à aucun moment, prononcé l’identité amazigh du peuple algérien. Elle n’a fait, durant tout le temps qu’a duré son encensement de Fakhamatou le président de la république, du ministre de la culture, du wali et la liste est longue, que rabâcher l’arabité de l’Algérie.

Cette commémoration a été faite officiellement, et le nom de Bouteflika n’a cessé de revenir dans les propos de l’animatrice, celui qui, dans ses discours de circonstances, populistes, démagogiques, insistait sur l’amazighité du peuple algérien.

Et, si l’animatrice a occulté la dimension nationale amazighe, ce ne peut pas être par oubli ou par sa seule volonté. Si elle ne la pas prononcée, c’est qu’elle est sûre que de sanction, il n’y en aura point. On n’est plus à une félonie près.

Il serait, peut-être, utile de signaler que l’autre chantre auto-proclamée de l’amazighité de l’Algérie Louiza Hanoune était présente dans cette salle à applaudir.

D’ailleurs son nom a été glorieusement citée par l’animatrice parmi les invités de marque, le ministre de la culture, du représentant de Sellal, Cheb Khaled, Dariassa, Fergani, Yahiatène… Autant de pseudo-artistes qui ont, hier, loué le parti unique et les pouvoirs successifs.

Le discours de l’animatrice, laquelle animatrice a été d’abord bien choisie, a été savamment préparé, vu et revu. Tout ce qu’elle était censée dire ne pouvait être le fruit du hasard! Alors, tamazight, identité ou fonds de commerce ?

Achour Boufetta

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