Le Matin d'Algérie

Affaire Khalifa Airways : Sidi Saïd et Idjerouidène dans le viseur du juge ?

L’affaire de la vente d’Antinéa Airlines à Khalifa est-elle entachée de blanchiment d’argent, de corruption et de détournements de fonds ? Les juges le soupçonnent.

En tout cas, l’instruction du dossier de l’ex-compagnie aérienne Khalifa Airways, mise en faillite dans le cadre du scandale Khalifa, vient de prendre fin, selon des informations publiées dimanche par le quotidien arabophone Ennahar qui cite des sources judiciaires. Le procès devrait, selon la même source, se tenir au Tribunal criminel de Blida lors de la prochaine session, à l’automne.

Le procès devrait notamment s’intéresser aux conditions de rachat d’Antinéa par Khalifa Airways. Le montant de la transaction n’a jamais été révélé. Selon Ennahar, nous serions devant un futur gros scandale : plusieurs hauts responsables du ministère des Transports et de la Direction de l’aviation civile sont en effet impliqués dans cette affaire. Le journal évoque des soupçons de blanchiment d’argent, de corruption et de détournements de fonds.

La justice soupçonne également le Directeur de l’aviation civile d’avoir accordé des privilèges à deux compagnies : Khalifa Airways et Antinéa Airlines. Rappelons que cette dernière était la propriété de l’homme d’affaires Arezki Idjerouidène, actuellement patron d’Aigle Azur, avant qu’elle soit cédée à Moumen Khalifa. Or, selon Ennahar, Arezki Idjerouidène possède des liens de famille avec le Secrétaire générale de l’UGTA, déjà cité dans l’affaire Khalifa Banque. Selon le dossier d’instruction cité par Ennahar, Antinéa Airlines avait obtenu des autorisations d’opérer en Algérie alors qu’elle ne possédait aucun avion.

L.M.

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