Ce n’est pas un, ce ne sont pas deux, ce ne sont pas trois, mais 25 terroristes qui sont abattus par l’armée algérienne, à Bouira, à l’est d’Alger.
Vingt-cinq terroristes (pas un de moins) étaient donc dans la nature à préparer des attentats, des assassinats contre toutes celles et tous ceux qui dérangeraient la propagande islamiste.
25 terroristes étaient donc dans la nature à nous attendre, nous épier, nous surveiller, nous écouter et nous tendre des embuscades pour nous égorger, ou nous tirer dessus au sortir d’un virage, sur le seuil de nos portes, dans un café, dans la rue.
25 terroristes sur combien ? Combien sont-ils dans les maquis ? Pourtant, nous dit-on, nous assène-t-on, nous informe-t-on depuis des années, la réconciliation nationale unilatéralement imposée par Bouteflika, a ramené la paix et les « égarés », pour reprendre le jargon officiel, vers le droit chemin.
Mais, avec ce chiffre de 25, avec le nombre de terroristes annoncés comme étant abattus ces dernières semaines, c’est toute la problématique des effets de la réconciliation qui s’invite au débat. L’échec est là, patent.
Force est de constater que ce sont les effets inverses qui se concrétisent sur le terrain. La réconciliation a dopé les islamistes sanguinaires. La presse a révélé que des repentis ont repris leurs activités criminelles.
En se rendant aux autorités, les terroristes bénéficient de beaucoup d’avantages matériels. Un très grand nombre se sont lancés dans les affaires et sont devenus de gros bonnets. Et, ultime insulte à tous ceux qui ont donné leur vie pour que l’Algérie reste debout, leur ignoble statut d’ex-terroristes fait de ces bonnets aux mains tachées de sang des intouchables.
Et voilà donc que l’on nous annonce que plusieurs terroristes sont abattus!
Au vu des éloges faites par la présidence de la République à Madani Mezreg en se faisant recevoir par Ahmed Ouyahia, directeur du cabinet de Bouteflika, c’est toute la nature islamiste du régime qui se révèle au grand jour.
Achour Boufetta
