Le Matin d'Algérie

Classement de l'Algérie: l’échelle du bonheur et les raisons d’un changement

« Le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire », disait Albert Einstein

L’Algérie de Bouteflika. Ce plus vaste pays africain, du monde arabe et du bassin méditerranéen, classé 14e des plus grands pays en superficie et renferme de grandes richesses naturelles, souffre de l’incompétence de ses gouverneurs à relever le défi pour offrir à notre peuple une vie de Aaza wel karama et rehausser l’image de notre pays à la hauteur des attentes de notre peuple et de nos valeurs ancestrales. Nous avons été enrobés et manipulés par des slogans vides de sens devant l’égocentrisme aigu des présidents auto-proclamés au tambour africain depuis la nuit de l’indépendance à ce jour.

L’Algérie arrive difficilement à la 68e position sur l’échelle des pays le plus heureux du monde selon une étude internationale sur le bonheur des peuples rendu public le 23 Avril 2015 à New York. Désormais, nous sommes devancés par la Libye, Le Guatémala, le sultanat d’Oman, le Bahrein, le Pérou et tous ces pays qui ne possèdent ni de richesses ni de ressources humaines à la grandeur de notre peuple. Malheureusement, en Algérie La canne est tordu de haut et bossu de bas.

L’Algérie est malheureuse, Bouteflika et ses prédécesseurs nichent au-dessus des constantes de notre république et jouissent de l’humilité révolutionnaire et ne sont pas jugeable par la justice de l’homme pour les crimes et les viols commis contre notre peuple. Un jour, chaque corps sera abandonné de son âme et sera dirigée vers le jour du jugement dernier avant son repos éternel. L’homme faible répondra de ses crimes, de ses mensonges, de ses viols, de ses vols, de ses trahisons, de ses confiscations et aucune raison d’État ne sera admissible dans son linceul.

Ce travail de recherche, d’évaluation et de quantification du bonheur dans le monde est le troisième depuis 2012. Notre pays a effectué un pas gigantesque dans le respect des droits de l’homme, le respect de l’enfant, le respect de la femme, le respect de l’environnement et la protection des monuments et sites historiques, le partage équitable de la richesse nationale, et a évolué en passant de la 71e à la 68e position au coût de mille milliards de dollars et de millions de milliards de Dinars de dépenses publics pour construire des cités-dortoirs, pour approvisionner le couffin des familles algériennes à la limite de l’asthénie, pour offrir une éducation aux enfants de la patrie d’une qualité aléatoire selon le rapporteur des Nations Unies sur le droit à l’éducation du 3 février 2015, pour ridiculiser les ainés par des retraites pitoyables et la dégradation de leur pouvoir d’achat, pour l’espérance de vie de l’Algérien en chute libre depuis 2000 à ce jour, pour offrir une qualité de santé dérisoire à la population et que les nababs du cercle du pouvoir se permettent des soins préventifs en Europe pour extraire le mauvais cholestérol des menus exotiques des années du beurre et de l’argent du beurre, pour castrer les institutions démocratiques et museler les libertés, pour encadrer les universitaires chômeurs et compétences nationales dans le cadre des opérations de déportation légales en direction de l’Europe et de l’Amérique du Nord, pour réserver une fin douloureuse et impitoyable aux artistes Algériens et pour relever la considération de la femme Algérienne à la hauteur de «Meskina».

Selon M. Jeffrey Sachs, directeur de l’institut de la terre à l’université Columbia à New York, et l’un des auteurs du rapport écrit par un groupe d’expert indépendant, pour parvenir à des adultes heureux, il faut mettre en évidence l’importance de l’enfance. Il a ajouté : «Nous devons investir tôt dans la vie de nos enfants, afin qu’ils deviennent des adultes indépendants, productifs et heureux, contribuant à la fois socialement et économiquement»

Les enfants de notre peuple, victimes et sujets à toutes les expérimentations par l’appareil de l’état, subissent toutes les formes de maltraitance, d’exploitation et de sévices (inceste et pédophilie). Il demeure le dernier sujet de la politique du gouvernement. Présentement, l’enfant d’Algérie est la proie mûre d’une société en perdition.

L’Algérie de Bouteflika est marquée par un niveau de corruption inégalé qui fragilise la patrie et souille la démocratie occidentale (corruption politique et dans les affaires à une échelle dangereuse et abominable), le spectre de ce phénomène n’épargne aucun secteur, tous les départements de l’exécutif du pouvoir de Bouteflika sont entachés de vol, de détournement et de blanchiment d’argent sale et volé à notre peuple. Des centaines d’affaires de corruption voient le jour face au silence complice du palais d’El-Mouradia et de ces strapontins de la honte qui se gavent sans limites. le régime se venge contre le peuple des années de son évincement du pouvoir de l’après Boumedienne, l’APN rejette toutes les requêtes pour l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur la corruption, l’hémicycle est piégé par les affaires douteuses d’un Cabinet de Négoce International qui fonctionne depuis les années 2000 à la place de Hydra et la ZERDA continue sur les cendres d’une Algérie assassinée et meurtrie.

Les paramètres d’évaluations économiques, sociaux et politiques du régime de Bouteflika :

– L’Algérie est classée 122e en matière de liberté de la presse sur une échelle de 157 pays.

– L’Algérie classée 133e place en démocratie sur un total de 167 pays. La fraude électoral et l’absence de pluralisme politique, des libertés civiles et de culture politique justifie ce positionnement qui ne fait pas honneur à notre pays)

-L’Algérie est classée au 148e rang mondial dans la création d’entreprises, d’emplois et de richesses sur une échelle de 187 pays.

-L’Algérie n’a pas progressé depuis 2010. (l’Algérie n’a pas accompli de progrès en matière de développement tout au long des dix dernières années.

– 10% des enfants d’Algérie de moins de 15 ans ne vont pas à l’école. 10% de nos enfants de moins de 15 ans ne vont pas à l’école et 200.000 sont renvoyés avant l’âge de 16 ans.)

– L’Algérie dans le TOP 10 des acheteurs d’armes. L’Institut international de recherche pour la paix (Sipri), un organisme basé à Stockholm, cite également l’Algérie comme le premier pays importateur d’armes au Maghreb. Des armes que l’Algérie utilise contre ses propres enfants.

– L’Algérie est classée 130ème rang mondial sur 155 pays en matière d’efficacité commerciale.

Ce palmarès des records est l’image incontestable d’un régime qui travaille les intérêts de son royaume au dépend de la patrie. La liste noire est encore longue et la descente vers les ténèbres de l’incompétence est toujours en vigueur.

Dans l’attente de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et du « aaz wel-karama » pour mon peuple, je sirote mon thé à la menthe dans l’attente du retour du messie.

Brahim Gater

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