Dans une déclaration signée par Ansari Habaye Ag Mohamed, la Coordination des cadres de l’Azawad (CCA) invite la coordination des mouvements de l’Azawad à respecter la volonté des Touareg de l’Azawad.
La coordination des cadres de l’Azawad sort de sa réserve et exprime « son immense surprise face aux déclarations officielles dans les médias annonçant l’acceptation par la CMA de parapher l’accord d’Alger, le 15 avril 2015 ». En effet, le premier ministre malien a affirmé que les mouvements de l’Azawad allaient effectivement signer les accords d’Alger le 15 avril. A preuve une délégation de la CMA a été reçue fin mars par Ramtane Lamamra à Alger.
« Face au silence assourdissant de la CMA par rapport à de telles déclarations émanant essentiellement des membres de la médiation et du gouvernement malien », la Coordination des Cadres de l’Azawad invite « les responsables des mouvements de l’Azawad à clarifier leur position et à édifier, dans les meilleurs délais, le Peuple de l’Azawad ». Plus loin, la Coordination, qui avance « s’en remet totalement aux résolutions des consultations de Kidal du 12 au 16 mars dernier, met en garde la CMA contre toute tentation de parapher un accord explicitement et publiquement rejeté par le Peuple de l’Azawad ». Elle demande à la CMA dans cette déclaration rendu publique aujourd’hui vendredi « de démentir les déclarations officielles abondamment relayées par les médias depuis 48 heures ». Et rappelle que la CMA se doit de respecter le peuple de l’Azawad dans ses choix édictés à Kidal.
Mi-mars dernier, la Coordination des mouvements de l’Azawad avait refusé de parapher les accords d’Alger. Elle avait quitté la table des négociations pour rejoindre Kidal où se sont déroulés de longs pourparlers. Dans cette affaire de l’Azawad, il est bon de rappeler que les mouvements touareg sont mis sous pression d’Etats tierce. Outre l’Algérie qui tente d’imposer un accord de paix, le Maroc essaye de torpiller les négociations. Il a même accueilli un temps le MNLA qui y a organisé plusieurs rencontres.
A croire que le peuple de l’Azawad est le centre d’enjeux régionaux et de luttes qui ne servent nullement leur intérêt. Encore moins leur destin.
L.M.
