L’Algérie n’organisera pas en 2017 la coupe d’Afrique des nations de football, ainsi en a décidé mercredi au Caire le comité exécutif de la confédération africaine de football (CAF).
Avec un dossier « béton » défendu ardemment par le ministre des sports, Mohamed Tahmi, l’organisation de l’édition 2017 de la CAN ne pouvait échapper à notre pays, d’autant plus que les pays concurrents, qui avaient abrité le tournoi dans un passé récent, étaient loin de faire le poids devant l’Algérie. Mais, contre toute attente, le Gabon a été préféré à l’Algérie, à la grande stupéfaction des Algériens.
Tous les spécialistes du ballon rond s’accordent à dire que ce choix n’était pas le meilleur, en raison notamment des capacités gabonaises limitées, comparées à celles de l’Algérie. Le plus étonnant est que le Gabon a déjà organisé la CAN en 2012, et va l’organiser encore en 2017. L’Algérie l’a organisée en 1990, et elle ne pourra pas l’organiser avant 2025. C’est à ne rien comprendre !
Il y a anguille sous roche, et c’est le moins que l’on puisse dire pour le moment, en attendant que des langues se délient et que les initiés fassent des révélations.
Cela étant dit, ce choix n’honore ni le comité exécutif de la CAF, ni encore moins le président Issa Hayatou, dont le grand souci était de faire sauter la condition d’âge pour la candidature à la présidence de la CAF, non l’organisation de la coupe d’Afrique par l’Algérie.
Issa Hayatou sera certainement réélu à la tête de la CAF, ses larbins récolteront peut-être quelques dividendes, mais l’histoire retiendra qu’ils n’ont pas été au-dessus de tout soupçon. Quant à Mohamed Raouraoua, il trainera ce camouflet comme un boulet jusqu’à la fin de ses jours.
Ahcène Bettahar
