Le Matin d'Algérie

Comment le New York Times a interviewé Droudkal

Les rédacteurs de l’interview publiée avant-hier sur le journal américain New York Times ont indiqué avoir envoyé des questions à l’émir national de l’organisation terroriste « Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat » auxquelles il répondra en langue arabe dans un enregistrement audio, qui a été traduit et transcrit par la suite. L’entretien avait été préparé par des correspondants du journal en Algérie, au Maroc, en Allemagne, en France et aux États-Unis.

Les rédacteurs ont souligné que c’était là une « exclusivité », qui a été accompagnée d’un reportage réalisé sur la ville de Naciria à Boumerdès où a été perpétré un attentat-suicide contre le siège de la daïra.

Des passages sur une rencontre avec des terroristes dans le maquis ont introduit le sujet, une version officielle qui est cependant remise en question par certains milieux. Ces derniers s’interrogent sur le principe et l’objectif de cet entretien effectué par le New York Times, « sans précédent » dans la médiatisation du terrorisme et de ses actes, puisque le journal n’a jamais réalisé d’entretien avec Oussama Ben Laden, El Dhaouahiri, des dirigeants d’Al Qaida ou encore des émirs du GSPC dont les plus célèbres sont plutôt Hassan Hattab ou Abderrezak Al Para, bien que ceux-là aient déjà fait des déclarations aux médias.

L’exclusivité du journal américain est une sortie inattendue d’autant plus que la publication de l’interview intervient au moment où les États-Unis mènent une campagne internationale contre le terrorisme et incarcèrent de nombreuses personnes dont des journalistes accusés de faire l’apologie du terrorisme, comme le caméraman d’Al Djazira Sami Al Hadj, récemment libéré, et Tayssir Alouni, le directeur du bureau de la même chaîne en Espagne.

Une rencontre avec Droudkal, même si elle est indirecte, n’aurait pas était possible sans une grande préparation avec notamment des rencontres préalables.

Source : Echorouk

Quitter la version mobile