Les parrains des accords ont apposé leur paraphe sur le document. Les pays du champ, la CDEAO, l’OCI, l’Union européenne, l’Algérie, le Mali ont tous signé chacun son tour les accords d’Alger. Pas les premiers concernés autrement dit les représentants de l’Azawad en guerre contre Bamako.
Changement de braquet des Touareg. L’accord de paix et de réconciliation est un compromis pour le moment quelque peu boiteux. La raison ? La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) refuse de signer la d éclaration d’Alger et demande du temps. Même si la CMA reconnaît dans une déclaration, les efforts consentis pour arriver à l’accord de paix d’Alger, elle refuse pour autant de signer la déclaration finale, préférant prendre son temps. La CMA, composée essentiellement du MNLA, HCUA, MAA et CPA, demande à la médiation international du temps entend aller sur le terrain pour expliquer à ses militants réfractaires les accords. Elle réaffirme son engagement à respecter les accords de paix du 23 mai 2014.
Comme pour conjurer le sort, Abdoulay Diop, le ministre malien des Affaires étrangères a eu cette déclaration : »Le temps des négociations est terminé et le temps du dialogue se poursuivra ». Et de souligner que « La signature n’est pas une fin en soi ».
De fil en aiguille, plusieurs questions restent posées sur la pertinence de ces accords qui ne sont signés que par une partie en conflit. Car en définitive, toutes les autres signatures valent peu de choses tant que la Coordination des Mouvements de l’Azawad n’a pas donné son accord. Cependant on ne s’explique pas l’empressement à signer des accords non aboutis. Et pourquoi ce coup de théâtre de dernière minute des Touaregs ? Leur a-t-on forcé la main ?
A Kidal, au moment du passage à la signature, la population est sortie dans la rue pour manifester son opposition à ces accords.
Yacine K.
