Le Matin d'Algérie

Quand l’argent du pétrole va aux copains. 2è partie : D’autres affaires Khalifa vont éclater

Dans la première partie (lire : « Ils ont pris 100.000 milliards de centimes ! ») on a vu que, dans des conditions opaques, une poignée de « privés », toujours les mêmes, raflent l’essentiel des crédits bancaires.

Et sans rien apporter à l’économie nationale ! Ces personnes sont les « copains » du pouvoir. Personne n’ose les contrôler ou les contredire. Résultat : ils abusent de l’argent du pétrole jusqu’au jour où éclatent de gros scandales financiers. L’actualité en est pleine : du scandale Khalifa à celui de la BNA, en passant par celui de la BADR ou de Tonic emballages, les affaires de gros détournements ne manquent pas.

Et, à l’heure où nous écrivons ces lignes, un autre scandale financier impliquant des cadres de la Banque nationale d’Algérie (BNA), vient d’éclater. Une dizaine de ces derniers, dont trois de la direction générale et cinq des services régionaux de Annaba, ont été présentés hier au tribunal de Annaba pour une affaire de crédit octroyé à un privé dans des conditions douteuses et de vente aux enchères d’une conserverie de tomate.

Bref, dans ces conditions d’opacité et de connivences, d’autres affaires Khalifa vont éclater. Comme le dit un confrère du Quotidien d’Oran, «Exit les histoires de Khalifa, les crédits pharaoniques de Tonic…? Pas si sûr ! Le gouverneur de la Banque centrale est en général très économe de parole et c’est pour cela qu’il faut relire attentivement ce qu’il a dit au sujet de l’existence d’une « concentration » des crédits bancaires au profit d’opérateurs privés, voire une situation de « créances non performantes » pour une partie de ces groupes. »

Hamel B. (Le Matin)

Lire la première partie :

Quand l’argent du pétrole va aux copains : « Ils ont pris 100.000 milliards de centimes ! »

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