Le Matin d'Algérie

Je ne vous reconnais pas

Des meurtres, des attentats, des décapitations…Quand s’arrêteront-ils? et qui les arrêtera? Hier encore, ils ont frappé au cœur de Paris. Un des symboles forts de la démocratie a été horriblement touché : la presse. Mais ce sont les musulmans en premiers qui payent et qui ont payé le comportement de ces brebis égarées. Et l’Algérie en sait quelque chose. J’ai donc voulu contribuer à ma façon en solidarité avec ces dernières victimes mais plus encore avec tous les musulmans du monde, en écrivant ce poème

Je ne vous reconnais pas et je ne vous reconnaîtrai jamais

Vous n’êtes pas des miens et je ne serai jamais des vôtres

Comment pourrais-je l’être alors que partout vous semez

La peur, la terreur, l’horreur, la haine et le rejet de l’autre

Je ne vous reconnais pas car vous êtes à l’extrême opposé

De mes valeurs humaines qui sont l’essence même de ma vie

Au contraire des vôtres avec lesquelles vous nous proposez

Un monde dénué de liberté, de justice et de l’amour d’autrui

Je ne vous reconnais pas et en tant que simple musulman

Je vous dénie le droit d’agir au nom de ma belle religion

Je vous dénie le droit de l’utiliser pour tuer des innocents

Car vous ne faites que la salir auprès de toutes les opinions

Je ne vous reconnais pas car vous êtes d’abominables criminels

Vous ne laissez derrière vous que larmes, chaos et désolation

Nous sommes les premières victimes de votre folie démentielle

Nous les musulmans qui subissons le revers de votre aliénation

Hammouche Zouggari

Evreux le 11/01/2014

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