Le rideau se ferme sur le mauvais vaudeville : le président de l’Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse) de l’Algérie, Abdelaziz Ziari, a affirmé que l’annonce officielle de la révision constitutionnelle par le président algérien Abdelaziz Bouteflika est « pour bientôt », au vu des échéances politiques de l’année 2009.
Cette révision passera par le Parlement avec les deux chambres réunies sur convocation du président de la République.
M. Ziari, qui ne cache pas son soutien à un troisième mandat pour le président Bouteflika a, dans un entretien au journal francophone la Tribune, publié mardi, M. Ziari a indiqué, en ce qui concerne l’échéance de la révision constitutionnelle, que la décision appartient « légalement et constitutionnellement » au chef de l’Etat, ajoutant que « cela ne saurait tarder parce qu’il y a des échéances comme l’élection présidentielle ».
La Constitution est claire en ce qui concerne sa révision, et lorsque « cela ne doit pas aller vers le référendum, (…) cela passera par le Parlement avec les deux chambres réunies sur convocation du président de la République », a-t-il ajouté.
« D’autant plus que nous allons vers la présidentielle », a-t-il dit, ajoutant qu' »organiser trop de consultations populaires finit par lasser les citoyens ».
Persistant dans le mensonge, Ziari jure que la révision de la Constitution s’impose parce que, au-delà de la position du président Bouteflika exprimée dès 1999, l’actuelle loi fondamentale a été élaborée » dans l’urgence pour répondre à une situation d’urgence ».
« Depuis 1996, la situation a changé et impose une adaptation du texte qui définit et organise les institutions », a-t-il affirmé, soulignant qu’il fallait « remettre en place les institutions qui avaient été suspendues après l’arrêt du processus électoral de 1991 ».
« Amender la Constitution, ce n’est pas ne pas la respecter. Puisque, elle-même prévoit sa propre révision », a-t-il ajouté.
L.M.
