Les habitants d’In Salah qui campent depuis jeudi dernier pour dénoncer l’exploration du gaz de schiste dans leur région ont été arrêtés pour certains et dispersés pour d’autres par les gendarmes.
Cinq unités d’intervention de la Gendarmerie nationale ont surpris hier, dans leur sommeil, à 6h du matin, les quelque 350 manifestants de In Salah qui bloquaient la RN1, depuis jeudi. Des sources locales parlent de sept arrestations, 24 blessés et la disparition d’un citoyen âgé d’une vingtaine d’années, répondant aux initiales de M. N., et que la rumeur donne pour mort, nous apprend ce matin le Soir d’Algérie. Des blessés ont été signalés selon ce quotidien qui précise que la ville est « abandonnée aux manifestants ».
Les réseaux sociaux bruissent de ces images de répression qu’ont connue les habitants d’In Salah. Parce qu’ils refusent que leur région soit détruite par la pollution induite par l’exploitation du gaz de schiste, ils sont réprimés et chassés par les hommes en armes envoyés par le pouvoir.
Pour autant, les habitants de cette ville du sud sont toujours vent debout. Une grève générale est prévue aujourd’hui. Les organisateurs prévoient de paralyser cette daïra de 70 000 habitants.
L.M.
