La chute du prix du baril a mis à nu une des mauvaises gouvernances du régime, qui a fait perdre les milliards de dollars de l’émigration. L’interdiction d’importer sans paiement des véhicules et tous types de bien de consommation ou de production.
Avec la procédure dite « d’importation sans paiement », les Algériens pouvaient importer des biens par leurs propres moyens en devises étrangères, sans passer par la domiciliation bancaire et les devises de la banque d’Algérie.
Pour ne prendre que l’exemple de l’AIV (Autorisation d’importation des Véhicules), que le lobby des concessionnaires a fait interdire, le montant des apports financiers, uniquement pour l’achat de véhicules, était de 2 milliards $/an en 1990.
Aujourd’hui, l’Etat perd, par le biais des concessionnaires, le change de plus de 6 milliards de dollars/an. Qu’importe si le chiffre d’affaires des concessionnaires va baisser, le rétablissement de l’AIV va faire économiser à l’Algérie de très précieuses devises pour d’autres utilités.
Il en de même pour les camions, les engins et tous types de biens de consommation ou industriels qui peuvent être importés en puisant dans les énormes réserves de de vises de la diaspora algérienne installée partout dans le monde.
Le principe de préservation des devises de l’Etat doit permettre à nouveau que « Les importations dites sans paiement sont dispensées de l’obligation de domiciliation bancaire ».
Qu’importe d’où vienne l’argent, de l’émigration ou du blanchiment, cette ouverture va relancer une activité commerciale qui va occuper des milliers de personnes sur des marchés spécifiques.
Saad Lounès
