Les bilans macabres dus aux accidents routiers s’alignent sans qu’aucune autorité ne décidé de prendre ses responsabilités. Honteux.
Les Algériens devront-ils donc se résigner à mourir un jour ou l’autre sur une des routes qui traversent notre pays ? C’est à le croire si l’on fait attention aux bilans sidérants que la Gendarmerie dresse chaque semaine.
Ainsi nous apprenons qu’entre le 25 novembre et le 1er décembre, cinquante et une personnes ont trouvé la mort et 597 autres ont été blessées dans 336 accidents de la route, selon le bilan des services de la Gendarmerie nationale.
Le bilan le plus lourd a été enregistré dans les wilayas de M’sila et de Mostaganem avec 5 décès, suivies des wilayas d’Alger, de Ain Defla et d’El Bayadh avec 3 décès chacune, précise la même source.
Les accidents mortels sur nos routes sont banalisés. Pourtant des centaines de familles en sont endeuillées chaque mois. Des milliers de victimes restent marquées à vie des suites de leurs blessures. Cette situation de chaos ne semble émouvoir aucun responsable si l’on s’en tient à l’absence d’une véritable politique de sécurité routière. La vie des Algériens ne vaut donc rien aux yeux de ceux qui gouvernent ce pays ? C’est à le croire.
Yacine K.