Et on continue à menacer, à faire peur, à enrôler la jeunesse musulmane dans des mouvements qui ne servent ni leurs intérêts ni ceux de leurs pays.
On continue à tuer, à décapiter au nom de l’Islam, alors que l’Islam ça ne peut pas être ça ! Dieu n’a rien à voir avec tout ça ! Ce qui se passe dans les pays musulmans n’est qu’une machination, un complot de plus servant à achever ces pays déjà malmenés par l’occupation-colonisation d’abord, le néocolonialisme ensuite, qui a maintenu des dictatures au pouvoir en Afrique comme ailleurs, dictatures qui maintiennent elles-mêmes les populations dans l’ignorance et le sous-développement. L’Algérie fait partie de ces pays qui ont souffert et qui continuent à souffrir de ce phénomène, combattu par l’armée et les services de sécurité par-ci, toléré par certaines sphères du pouvoir par-là. Mais si la jeunesse algérienne ne figure pas sur la liste de ces candidats actuels au djihad en Syrie, la jeunesse française, belge ou anglaise, d’origine algérienne, occupe certainement une bonne place. L’islamisme toléré en Occident au nom des valeurs occidentales des droits de l’homme est en train de faire des dégâts au sein de la jeune communauté musulmane née et vivant dans ces pays. On se demande comment une école laïque et aussi performante demeure impuissante à juguler ce phénomène qui cible particulièrement les adolescents des collèges et des lycées dans certaines villes à forte concentration musulmane.
Aujourd’hui, on se met à découvrir l’ampleur du phénomène et l’horreur auquel fatalement il conduit. Une jeunesse qui avait tous les moyens de réussir dans la vie se perd, après avoir perdu tous les repères, encouragée par tous ces prêches autorisés, ces supports audio et visuels, ces lectures « halal » alors que les bibliothèques, les livres en Occident, ce n’est pas ça qui manque. Mais à force de jouer avec le feu on finit par se brûler. Les images de ces soldats syriens décapités, ces vidéos de djihadistes leur arrachant le cœur, le foie pour mordre dedans doivent être montrées à tous les candidats potentiels au «combat au nom de Dieu» pour détrôner un «taghout» qui se nomme El Assad, ce chef d’état qui avait consacré sa jeunesse à l’étude et à la pratique de la médecine, c’est-à-dire pour le bien de l’humanité avant de succéder, forcé par le destin, à son père. Mais il paraît qu’une chaîne britannique, pour ne pas la nommer, a interviewé le cannibale Abu Sakkar qui dévora le cœur d’un soldat syrien tué. Il paraît aussi, selon les mêmes sources, que, je cite : « Non seulement les membres de l’Otan n’ont jamais condamné ces bouchers, mais le président français, François Hollande, a reçu avec tous les honneurs, Abou Saleh, le 6 juillet 2012 à Paris et l’a fait applaudir par les délégations de 120 pays et organisations internationales » et que de hauts responsables occidentaux auraient même tenu des réunions avec des membres influents de l’organisation criminelle en Irak et au Levant ». Fin de citation.
Si la jeunesse musulmane n’était pas dans la totale ignorance que, par exemple, le wahhabisme, cette branche intégriste de l’islam qui se définit comme étant le seul vrai islam tout en condamnant les autres écoles théologiques, a été implanté en Europe et dans le monde musulman par l’Arabie saoudite et le Qatar et que pour son fondateur, Mohamed Ben Abdelwahab, les sunnites ne sont pas des musulmans, on n’en serait jamais arrivé là… Mais « que l’ignorance engendre de maux ! », disait l’Emir Abdelkader.
Nacer Achour