Le Matin d'Algérie

Assassinat d’Hervé Gourdel : où sont passés les Bouteflika, Sellal et autres ?

Silence radio en haut lieu. Tout le monde garde une réserve sourcilleuse devant la tragédie que vient de connaître ce touriste français sur notre sol.

Comble de la communication ! C’est le président français qui annonce au monde que l’Algérie a déployé tous les moyens pour retrouver les ignobles assassins d’Hervé Gourdel. C’est le même François Hollande qui rend publique l’exécution de son compatriote en Algérie. Et dimanche soir, c’est le ministère des Affaires étrangères français qui publie l’information sur l’enlèvement du même français en Kabylie. Que faisaient les autorités algériennes depuis dimanche ? Le président d’abord ou ses services de communication ont gardé le silence. C’est avec Abdelmalek Sellal que Hollande a échangé au téléphone. Pas avec le président comme l’usage le veut. La raison ? Bouteflika serait en Suisse pour des soins, comme il le faisait régulièrement depuis son retour de France. Mais aucune explication sur cette absence ? Motus et bouche cousue.

Devant le déluge médiatique, le gouvernement accuse le coup, ses ministres bottent en touche quand on leur pose des questions. Sur le tard, c’est après (soit trois heures après la publication de l’information) que le monde entier a su que Hervé Gourdel a été exécuté par ses ravisseurs quelque part en Kabylie que le gouvernement a eu le courage de rendre public un communiqué. Il sera suivi d’un autre du ministère de la Défense promettant la traque des terroristes auteurs de l’assassinat.

A la lumière de ces faits, comme d’ailleurs ceux de la prise d’otages dans la base de Tiguentourine, le moins qu’on puisse dire, c’est que la communication du gouvernement relève d’un autre âge. Il est comme gagné par une paralysie qui ne dit pas son nom.

Yacine K.

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