Le Matin d'Algérie

Le ministère de la Défense annonce un ratissage pour retrouver l’otage français

Le ministère de la Défense annonce un énorme déploiement de soldats en Kabylie. Une région où les habitants ne comprennent pas pourquoi lors des précédents enlèvements d’Algériens personne n’a bougé le petit doigt.

L’opération de recherche engagée par les forces de l’Armée nationale populaire (ANP), suite au kidnapping du ressortissant français, est « toujours en cours » dans la wilaya de Tizi-Ouzou, a indiqué mardi le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué.

« L’opération de ratissage et de recherche, toujours en cours, a été déclenchée par les forces de l’ANP suite au kidnapping d’un ressortissant étranger », a-t-on précisé de même source. Le ressortissant français, âgé de 55 ans et guide alpiniste, a été enlevé dimanche soir dans la wilaya de Tizi-Ouzou, avait indiqué lundi soir le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Le ressortissant français était l’invité d’un groupe d’Algériens et hébergé, depuis son arrivée à l’aéroport international d’Alger, le 20 septembre 2014, dans un chalet proche du complexe de Tikijda (wilaya de Bouira). Après avoir libéré ses compagnons algériens et abandonné le véhicule sur les lieux, « les assaillants ont gardé le ressortissant français et pris la fuite vers une direction inconnue ».

80 enlèvements en Kabylie et aucune réaction du pouvoir

En Kabylie, la population est particulièrement sonnée. D’abord par cet énième enlèvement. Ensuite par l’écho qui lui est donné. « Pourquoi depuis 2006, on enlève des citoyens et personne ne bouge le petit doigt pour les libérer ? il y a eu des morts et aucune compassion des autorités, dans quel pays vivons-nous ? », s’insurge-t-on. « C’est parce qu’il est Français ? Autrement un Kabyle ou un Algérien ça ne vaut rien aux yeux du pouvoir donc ? », ajoute un internaute. Et de préciser : on n’a rien contre ce touriste, mais c’est plutôt ce deux poids deux mesure qui nous met en rogne ». 

Il est manifeste, pour les citoyens de cette région, que le pouvoir fait peu cas d’eux. D’où la rupture permanente.

R.N/APS

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