Le Matin d'Algérie

Les supporteurs de Tizi-Ouzou sanctionnés par la FAF

Encore une autre grosse maladresse commise par la FAF pour soi-disant discipliner les supporteurs de la ville de Tizi Ouzou, car n’osant agir en qualité de justicier extrême de l’organisation du football en Algérie.

Ayant été à maintes fois clémente pour d’autres cas, aux limites de la catastrophe (envahissements de terrain, bagarres générales avec des armes blanches, agressions de joueurs, etc.) jusqu’au triste évènement du crime du joueur camerounais Albert Ebossé pour lequel elle est pleinement responsable pour en citer seulement les homologations des stades. 

Tous les stades d’Algérie ont connu ces misères, encore s’il n’y avait pas les interventions du service d’ordre, tous corps confondus, cela aurait été des batailles rangées avec de lourds bilans.

Si nous reprenons les étapes successives qui ont été à l’origine de l’exécrable acte dont a été victime le joueur de la JSK dans le tunnel de passage de sortie, des joueurs et arbitres, du stade, démontre que les projectiles lancés n’avaient touché aucun de ceux qui se trouvaient à ce moment-là sur le terrain.

Faut-il considérer que la sanction des supporteurs de Tizi Ouzou, va-t-elle baisser les ardeurs de la violence ? Le plus grave encore viendra après les conclusions de l’enquête sur ce triste évènement, et contribuera certainement à faire regretter la FAF pour ses décisions expéditives, parce que sa manière de gérer est une forme de source de violence, donnant une sorte de froideur et une insensibilité morale ne pouvant qu’être réprimandée par le monde conscient du football et il compter avec l’omniprésence de l’Etat à faire respecter les lois de la république.

Puisque les exemplifications données par les différentes communications de la FAF, ne cultivent que les thèmes de l’absurde ; n’a-t-elle pas était destinataire d’une circulaire et d’un règlement sur les conditions de la sécurité dans les stades ?

La FAF doit s’expier devant ses erreurs et se rendre à l’évidence que tous les adeptes du football se posent toujours les mêmes questions : « Quand ? Comment ? Pourquoi ? Et Pour qui ? Le football est-il devenu un marché informel ? »

Nous demandons aux pouvoirs publics de ne pas laisser exécuter cette sanction maladroite contre les supporteurs qui n’ont pas cessé de dénoncer ce crime crapuleux, par des manifestations, scandant «Football sans violence »

Mohamed Sendid

Président de l’Association de football sans violence

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