Les éducatrices des écoles coraniques ne seront pas recrutées pour encadrer les enfants du préscolaire des écoles publiques, a indiqué samedi le ministère de l’Education nationale dans un communiqué.
« Il n’a jamais été question de recruter les éducatrices des écoles coraniques pour encadrer les enfants du préscolaire des écoles publiques. C’est de l’inverse qu’il s’agit, à savoir, apporter aux écoles coraniques l’expertise scientifique et pédagogique nécessaire à l’accomplissement de leur noble mission », a expliqué le ministère en réaction à des écrits de presse. Il s’agit, a-t-on ajouté de même source, d’initier l’encadrement des éducatrices au référentiel de formation de l’éducation préparatoire.
A cet effet, une concertation est engagée au « plus haut niveau » des ministères de l’Education nationale et des Affaires religieuses et des waqfs. Elle débouchera, selon la même source, sur une « meilleure » coordination qui permettra aux enfants d’âge préscolaire concernés d’acquérir les bases « indispensables » à leur réussite dans le cycle primaire.
Par ailleurs et concernant la gestion des écoles primaires, le ministère précise que le Code communal est « catégorique ». La gestion matérielle des écoles primaires relève des APC (hygiène, entretien, cantines, transport, chauffage, gardiennage…).
La tutelle pédagogique, quant à elle, est du « ressort exclusif » du ministère de l’Education nationale. Sur ce dernier point, une réflexion « est engagée » dans le but de « soulager » les directeurs des écoles primaires de la « lourde charge » que représentent les contraintes quotidiennes liées à cette gestion matérielle.
Le ministère de l’Education nationale a, à cet égard, exprimé sa « ferme » détermination à redonner à l’acte pédagogique et éducatif « toute sa place » dans les attributions du directeur d’école primaire.
APS
