Cette ville plantée au cœur de la vallée de la Soummam souffre d’un terrible manque d’hygiène. Les services municipaux y ont montré leurs limites en matière de ramassage des ordures.
Pourtant nous vivons en l’année 2014, c’est-à-dire dans un monde transformé en petit village par l’avancée spectaculaire de la science, un monde ou même l’animal a reçu sa part d’instruction, et la plante son portion de diligence. Les mentalités ont évolué positivement, avec comme unique objectif le bonheur de l’être humain. A Akbou, les choses ne sont plus au diapason de ces pays considérés comme étant le paradis terrestre par la main humaine et l’esprit adamique.
Akbou, pourtant considérée comme deuxième ville de la wilaya de Bejaïa, cette contrée de la vallée de la Soummam est devenue la catacombe des immondices par l’inaptitude de ses responsables qui n’ont pas pu honorer leur engagement vis-à-vis de la population, créant ainsi une situation très inquiétante que tous les citoyens qualifient à la fois de crime contre la nature et contre l’humanité, tant la dangerosité a atteint un degré indiciblement alarmant. Les ordures ménagères jonchent les rues de cette municipalité, des odeurs nauséabondes y émanent pour remplacer plutôt nuire à l’indispensable gaz vital qu’est l’oxygène, tandis que ceux à qui est imputé le devoir de réduire voire éliminer cet état de pourrissement se plaisent dans leur paisible léthargie comme si le désastre des uns produit la satisfaction des autres. J’ai hésité à dénoncer ce fait, par l’espoir d’assister à une décision de dénouer cette crise que vit Akbou, mais les choses se sont empiré sans que la tutelle ne se soucie de cet oppressant problème environnemental.
En outre de cette situation préoccupante, je vois cette nécessité de faire un constat concernant le jet de bouteilles de boissons alcoolisées que les consommateurs projettent ça et là sans la moindre prévenance, facteur qui accule notre milieu à subir les conséquences d’une mentalité rétrograde voire archaïque. La première réaction doit venir des autorités qui ne semblent pas inquiètes par ce sérieux phénomène qui prend de l’ampleur et ce à l’échelle nationale, le ministère qui sert, voire distribue à flot, des licences de débit de boissons alcoolisées, doit penser à protéger et le milieu et la société, car cette politique de nonchalance officielle va sûrement entraîner ce pays dans un précipice et une anarchie intégrale.
Rachid
