C’est la dernière trouvaille de quelques têtes pensantes des services du Quai d’Orsay, le département de la diplomatie française.
Devant le chaos intégral qui règne en Libye, un plan digne de l’époque « glorieuse » de la Françafrique a été ficelé, il y a quelques semaines, par les services de la dilomatie française pour une intervention musclée au sol, nous apprend le Canard Enchaîné. De quoi s’agit-il ? L’embauche d’une poignée de barbouzes pour remettre de l’ordre dans ce pays où l’intervention française, il y a deux ans a conduit à la mort de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi et surtout à la situation actuelle.
Bien sûr, ce plan ne parle pas nomément de barbouzes ou mercenaires, mais d »une force neutre ». Autrement dit une pirouette linguistique qui suggère les sociétés privées militaires de sécurité, à l’image de celles qui se sont tristement illustrées en Irak sur un engagement des Etats-Unis. Cet « plan » de reprise de contrôle a été présenté, nous apprend l’hebdomadaire satirique français, aux alliés européens à Bruxelles, le 24 juillet, à l’occasion de la réunion des envoyés spéciaux pour la Libye. Il prévoyait notamment « la reprise de l’aéroport » tombé entre les mains d’une milice islamiste. Seulement la proposition n’a manifestement pas convaincu les Européens.
L’arrivée de François Hollande à la présidence n’a pas changé la politique étrangère française. La France était déjà intervenu du temps de Nicolas Sarkozy en Libye, en Côte d’Ivoire notamment. Avec Hollande on a vu les militaires français sauver Bamako et combattre les djihadistes au nord-Mali. Dans ce pays, ce n’est pas la France qui a ramené les différentes parties en conflit à la table des négociations, mais Alger où actuellement a lieu le deuxième round de pourparler pour arriver à une sortie de crise.
En Centrafrique, l’armée française peine à rétablir la sécurité. Il y a quelques mois, François Hollande a failli envoyer ses avions de guerre pour bombarder Damas. La volte-face de Barack Obama l’a poussé à changer de fusil d’épaule, préférant armer l’opposition.
Yacine K.
