Le Matin d'Algérie

Le mystère demeure entier sur le crash du vol AH5017

Les responsables de l’enquête sur le crash qui a eu lieu au Mali affirment que l’avion « ne s’est pas désintégré en plusieurs morceaux en vol ».
Ce qui jette un voile épais sur les raisons de ce drame aérien.

Les boîtes noires de l’avion affrété par Air Algérie n’ont pas parlé. Ce qu’on sait pour l’instant sur le crash de l’avion Air Algérie, c’est qu’on ne sait pas grand-chose. Les enregistrements des conversations de l’équipage du vol AH5017, qui s’est écrasé il y a deux semaines au Mali, sont pour le moment inexploitables, a annoncé jeudi le directeur du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), chargé de l’enquête technique.

« La bande magnétique était un peu endommagée. Elle a pu être extraite. (…) Le laboratoire du BEA a pu remettre en état cette bande magnétique. Malheureusement, les enregistrements se révèlent à ce jour inexploitables », a déclaré Rémi Jouty lors d’une conférence de presse. Le BEA remettra un rapport d’étape à la mi-septembre, a par ailleurs indiqué N’Faly Cissé, président de la Commission sur les accidents et incidents de l’aviation civile au Mali. 

« La thèse d’une action délibérée »

Cependant, la nouveauté avancée est l’avion d’Air Algérie qui s’est écrasé au Mali le 24 juillet dernier « ne s’est pas désintégré en plusieurs morceaux en vol », a affirmé Rémi Jouty, le directeur du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA). Le directeur du BEA ne semble pas exclure « la thèse d’une action délibérée ». « Quand on voit la trajectoire, cela conduit à penser que l’avion ne s’est pas désintégré en plusieurs morceaux en vol. Cela n’exclut pas des dommages en vol », a-t-il déclaré lors d’un point de presse. « Je ne pense pas que l’on puisse à ce stade exclure la thèse d’une action délibérée, mais on ne peut pas en dire plus pour l’instant », a-t-il ajouté. De nombreuses questions restent posées donc.

Avec AFP

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