Le Matin d'Algérie

Union pour la Méditerranée: Bruxelles s’attaque aux ambitions de Sarkozy

La Commission européenne s’est attaquée mardi aux ambitions de Nicolas Sarkozy en se démarquant nettement de la vision française de la présidence de la future Union pour la Méditerranée.

Paris propose une co-présidence partagée entre un représentant de la rive sud de la Méditerranée et un représentant du Nord nommés pour deux ans. La Commission se prononce elle, dans un document publié à Strasbourg, pour que la co-présidence, du côté européen, soit assurée conjointement par le président en exercice du Conseil européen et le président de la Commission européenne.

Si cette proposition était retenue, cela signifierait que Nicolas Sarkozy figurerait bien au nombre des premiers présidents de son Union pour la Méditerranée (UPM). Mais il ne serait président que pour six mois et devrait accepter de partager le rôle de représentant de l’Union européenne avec José Manuel Barroso.

Cette proposition de la Commission va à l’encontre du compromis difficilement trouvé entre Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel sur la gouvernance de l’UPM et déjà présenté aux chefs d’Etat européens en mars.

Les consultations sur les deux co-présidents sont ouvertes et le nom du président égyptien Hosni Moubarak revient avec insistance pour représenter la rive sud.

La proposition bruxelloise doit encore être discutée et recevoir l’éventuelle approbation des Etats-membres de l’Union. Cela devrait se faire avant le prochain sommet européen prévu à la mi-juin, le dernier avant la création officielle de l’Union pour la Méditerranée que Nicolas Sarkozy veut célébrer en grande pompe à Paris le 13 juillet.

A l’Elysée, on se refusait dans l’immédiat à tout commentaire sur cette proposition de la Commission.

AP

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