Le Matin d'Algérie

Plus de 240 000 élèves échouent au bac, dont 100 000 seront dans la rue

Plus de 240 000 élèves ont échoué au baccalauréat algérien 2014 malgré le seuil des programmes, un examen à la portée de tout le monde, des sujets au choix et une correction avantageuse.

Ce chiffre fait peur mais il n’est pas surprenant pour les enseignants qui savent qu’il aurait été beaucoup plus grand si toutes les conditions d’examen étaient réunies. Le CLA dans toutes ses déclarations et à travers les statistiques bien étudiées pour chaque trimestre avait calculé le taux d’élèves ayant une moyenne de 10 sur 20 à 30% durant l’année scolaire ce qui est la réalité.

Vu les sujets posés et l’effort fourni par les élèves et les enseignants ce taux a pu augmenter et atteindre 45,16 % suite au statistique toujours donné par le syndicat lors de la fin des corrections et reconnu par le ministère à l’annonce des résultats.

Maintenant le constat est amer et dangereux pour les futures générations et ce n’est pas par deux jours prévues d’assises le 21 et 22 juillet 2014 par la nouvelle ministre que les choses peuvent changer.

Ces 240 000 élèves qui ont échoué cette année s’ajouteront à ceux des années précédentes et ceux qui ont abandonné leur études à l’université après plusieurs échecs car parmi ces 45% plus de la moitié referont la première année universitaire.

Le mal est donc plus profond, seule une refondation de notre enseignement par les enseignants sur le terrain et avec la réalité algérienne et non théorique qu’on peut sauver l’éducation en Algérie. Ce n’est pas des inspecteurs ou des « bniamistes » envoyé à l’étranger qui nous ramèneront les solutions car celles-ci est algériennes et peut être résolu qu’en Algérie.

La première refondation est de rendre la pédagogie à l’enseignant seul maitre à bord du préscolaire à la terminale. Lui seul peut connaitre l’intérêt de l’élève sur les questions de discipline ou d’études. La deuxième refondation doit toucher le préscolaire et l’enseignement primaire qui est l’une des causes de l’échec de la réforme. L’élève algérien n’est pas assez mur à 11 ans pour qu’il se retrouve au collège. Donc une refondation du primaire est indispensable sur tous les points discipline, matières à enseigner, programme et rythmes horaires.

L’élève algérien ne peut être au collège qu’à partir de douze ans.

La troisième refondation doit toucher le collège et ses problèmes sont connus: discipline, matière à enseigner, programme et rythmes horaires. La quatrième et la plus importante est le secondaire qui a besoin de décisions courageuses car ses problèmes sont graves.

. Problèmes de discipline et de sanctions :

L’enseignant n’a plus les moyens d’éduquer car on lui a enlevé la pédagogie.

. Problèmes d’orientation.

Des élèves mal orientés se retrouvent en seconde et accéderont en terminal sans difficultés (réalité algérienne)

. Problème de surcharge.

. Problème de Programme mal réparti durant tout le cycle secondaire.

. Problème de charge de travail de l’élève.

. Problème de manque d’encadrement.

*Refondation du baccalauréat

A-t-on le courage de toucher le fond du problème ou continuerons-nous notre fuite en avant ?

Bachir Hakem

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