Sonelgaz avait confié en 2011 à Cegelec — une société française filiale de Vinci – le soin de réaliser le parc éolien d’Adrar d’une puissance de 10 MW sans qu’elle ait jamais expérimenté le moindre aérogénérateur d’une quelconque puissance en Algérie et particulièrement en milieu saharien!
Le gaspillage des deniers publics se poursuit. Cegelec a donc acquis en Espagne 12 aérogénérateurs Gamesa et devait en assurer le montage pour le prix de 13 millions d’euros! Le génie civil a été confié à la société Ettarkib (filiale de Sonelgaz) pour la somme de 590 millions de dinars. Au total donc, le prix de ce parc était évalué à 1,9 milliard de dinars.
Pourquoi au final, après plus d’une année de retard sur le planning de réalisation, cette différence de 900 millions de DA ?
Il faut savoir que le coût total d’un MW éolien installé en Europe ne dépasse pas 1,14 M€. La technologie ayant progressé, les prix ont depuis lors fortement chuté ! Comment se fait-il que le MW installé en Algérie en 2014 s’avère être bien plus élevé, dépassant les 2,8 M€. N’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur cette surfacturation et cette « aventure » en milieu désertique livrée à l’improvisation et à l’amateurisme quand on sait qu’il a fallu recourir aux spécialistes portugais, au français Schneider et au groupe RedMed ?
Jusqu’à quand un tel gaspillage et un tel laisser faire? Et à quoi devons-nous nous attendre et que nous réserve l’épopée du gaz de schiste ?!
H. Bensaad
