La Gendarmerie nationale, renforcée par la police, a imposé un couvre-feu partiel, dans la nuit de Samedi à dimanche, sur plusieurs quartiers de Berriane. De violents affrontements ont eu lieu entre les habitants à la cité Bab El Hay. Ces émeutes se sont transformées en accrochages avec les forces antiémeutes, qui ont été attaquées par des pierres et des cocktails Molotov.
Une source de la direction de la santé à Ghardaïa a indiqué que durant les trois derniers jours d’affrontement à Berriane, le nombre de blessés a atteint 71 personnes, dont 12 dans les rangs des forces de sécurité, de la gendarmerie et des éléments de la protection civile. Parmi les personnes touchées, certaines ont été brûlées en tentant d’éteindre des incendies qui se sont déclarés dans leurs biens. Les pertes matérielles ont été estimées à plus de 100 milliards de centimes.
La sûreté de wilaya de Ghardaïa a décidé, dans la nuit de samedi à dimanche, d’interdire les rassemblements dans les quartiers et d’imposer un couvre-feu partiel.
Les renforts sécuritaires n’ont pas cessé d’arriver à Berriane, durant toute la nuit de samedi à dimanche. Ils étaient constitués d’unités de protection civile et des unités médicales militaires, en plus de la police scientifique venue participer aux enquêtes sur les crimes commis. La sûreté de wilaya a déterminé 15 sites où les forces de sécurités seront déployées en permanence.
Toutes les écoles de Berriane ont fermé leurs portes quelques jours avant les examens de fin d’année. Certains élèves portent des pierres et des cocktails Molotov au lieu de leurs cartables. La situation dramatique que connaît la ville de Berriane depuis deux mois a influencé les élèves de cette ville. Les cours ont été suspendus, une semaine seulement avant la date des examens de l’enseignement moyen. Les écoles se sont transformées en casernes de police et de gendarmerie.
El-Khabar
