Je m’y attendais pour avoir parcouru ces rues. Et je l’avais bien souligné dans les différents courriers que je vous ai adressés!
Faut-il attendre qu’il y ait mort d’hommes pour que les autorités réagissent?
A moins que la vie humaine n’ait plus de valeur et que ces centaines de mètres carrés, enfin « libérés », vont valoir leur pesant d’or pour « entrepreneurs/charognards »!
Quel est finalement le rôle de l’Etat et la responsabilité de l’exécutif à tous les niveaux hiérarchiques?
Après les vestiges de la colonisation romaine, viendrons-nous à évoquer les ruines de la colonisation françaises?
Dr H. Bensaad
Deux immeubles se sont écroulés en une semaine : le centre d’Alger tombe en ruine
Actualité – le 11 juin 2014 à 16 h 35 min – Massissilia Chafai.
Les immeubles vétustes du centre-ville d’Alger peinent à résister au temps et s’effondrent l’un après l’autre. Cette semaine, deux bâtisses se sont encore écroulées, comme des châteaux de cartes.
Le premier effondrement a eu lieu, dimanche, au niveau de la rue Ibn Nafis, dans le quartier de Messonnier, blessant une femme. Le second, a eu lieu hier soir à 22h00 à la place 1er mai. Une autre femme a été blessée. «Ces effondrements de bâtisses récurrents enregistrés ces derniers temps témoignent de la vétusté du parc immobilier et de son manque d’entretien», explique Abdelhamid Boudaoued, président du Collège national des architectes, en précisant que 45% à 60% du patrimoine immobilier algérien est vétuste. Il affirme que plusieurs quartiers d’Alger doivent être carrément rasés : «Je vous citerai l’exemple de Bab El Oued, l’Hussein Dey, Beni Messous, El Harrach, Ain Benian et plusieurs quartiers au centre d’Alger, dont la rue Didouche Mourad et Mouritania», préconise-t-il.
Les raisons de cette vétusté, selon M. Boudaoued, est le manque d’entretien, la vétusté des matériaux de construction, la forte exposition à l’humidité, les catastrophes naturelles qui touchent la région, comme les tremblements de terre, les inondations, etc.
Le président du Collège national des experts architectes regrette que les présidents d’APC méconnaissent le patrimoine immobilier de leurs communes. «Il est impératif que les maires fassent un recensement du parc immobilier pour mettre en place une stratégie afin de proposer à l’État les bâtisses qui nécessitent une réhabilitation», préconise-t-il. Il relève, dans ce sillage, l’importance de créer un carnet de santé du bâtiment duquel dérivera le carnet d’entretien. M. Boudaoued appelle à la sensibilisation et à la formation de spécialistes dans le domaine. «Il y aura encore d’autres victimes tant que le patrimoine immobilier vétuste est laissé à l’abondons», avertit-il.
Des travaux d’embellissement d’une partie des immeubles de la rue Didouche Mourad (centre d’Alger) ont été réalisés, mais ils ne concernent que les façades.
