Le Matin d'Algérie

Mobilisation citoyenne contre le gaz de shiste

Malgré les tentatives de certains écologistes, militants et universitaires pour empêcher le projet d’exploitation du gaz du schiste en Algérie, avec des pétitions adressées à la présidence, des conférences un peu partout en Algérie pour sensibiliser les gens autour des conséquences néfastes que peut engendrer l’exploitation du schiste, Bouteflika a donné le feu vert récemment pour le début des travaux. 

«L’absence totale de concertation nationale concernant l’exploitation du Gaz de Schiste en Algérie est à elle seule une preuve qu’elle n’est pas fondée», commente l’écologiste et animateur du portail écologique «Nouara» (www.nouara-algerie.com), Karim Tidjani.

De son coté, l’universitaire Abderrahamane Mebtoul estime que «Les firmes multinationales sont essentiellement guidées par le profit maximum et cela est normal dans la pratique des affaires où n’existent pas de sentiments. Évitons les expériences négatives pour le pétrole et gaz conventionnel le Delta du Nigeria qui connait une pollution inégalée, ainsi que les impacts écologiques négatifs récents au Mexique et dans d’autres contrées du monde.»

Un collectif de citoyens a lancé un appel à une rencontre ayant pour thème «Face à l’exploitation du gaz du Schiste : Organisons la riposte», une rencontre qui aura lieu ce jeudi au siège du Mouvement Démocratique et Social (MDS) à Alger. Une rencontre pour discuter des prochaines actions citoyennes à engager prochainement contre l’exploitation du gaz de schiste.

«Nous n’avons nul besoin d’exploiter le gaz de schiste. Nous ne voulons pas compromettre le devenir des générations d’Algériens qui nous succèderont ! Nous devons reprendre le contrôle de l’économie, imposer la prise en compte des besoins réels et des nuisances indésirables. La gestion des affaires de l’Etat doit aller dans le sens d’une approche plus démocratique, du moins plus pragmatique. Il ne s’agit pas de nourrir l’illusion de leur maîtrise technique. La représentation des citoyens et leur rôle actif dans les processus décisionnels deviennent alors des questions cruciales. Et pour cela, les libertés citoyennes doivent prendre forme concrètement.», li-t-on dans l’appel à la rencontre.

Madjid Serrah

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