Pollution, accidents, urgences d’infrastruture routière…L’Algérie croule sous les voitures.
Le parc automobile algérien est classé en deuxième position à l’échelle africaine, avec 3 millions 260 véhicules. Le nombre de voitures augmente chaque année de 200 000 nouvelles voitures, selon les statistiques avancées par M. Tahar Messaad Nacer, directeur divisionnaire, chargé de la circulation et de la sécurité routière près du ministère des Transports.
Un bilan de plus en plus désolant de morts et de blessés est enregistré chaque année à cause des excès de vitesse et de l’absence de contrôle des véhicules, d’une part, en plus de la vétusté des véhicules d’une autre. Le même responsable a affirmé que 50% des pièces de rechanges du parc national sont contrefaites.
Pour ce qui est des accidents de la circulation, ce responsable a indiqué, lors de la journée d’étude, tenue, hier, au Palais de la Culture, Malek Hadad, à Constantine, à l’occasion de la semaine Arabe de la prévention des accidents de la circulation, qu’entre 1,5 et 2% des recettes de la production nationale brute sont destinés à prendre en charge les victimes des accidents de la circulation.
Les discussions qui ont eu lieu lors de cette rencontre ont porté sur le contrôle technique des véhicules. Notons que 80% du parc automobile a plus de 10 ans, et que 55% de ce dernier a plus de 20 ans.
Il est temps de réfléchir à sortir l’Algérie de ce rôle de marché-déversoir de voitures.
C.V. (Source : El-Khabar)
