Le Matin d'Algérie

Conseil d’association UE-Algérie : la démocratie et l'économie au menu

C’est en marge du Conseil « Affaires Générales » de l’Union européenne que s’est tenue ce matin à Bruxelles la huitième session du Conseil d’Association Union européenne-Algérie.

De Bruxelles, Lila Haddad

Cette session a été présidée par le ministre agérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra et son homologue grec Evangelos Venizelos dont le pays assure en ce moment la présidence tournante de l’Union européenne. Étaient aussi de la partie Štefan Füle, Commissaire à l’élargissement et à la Politique de voisinage et la présence de Harlem Désir, le Secrétaire d’Etat français aux affaires européennes n’a pas échappée aux journalistes algériens venus en force pour couvrir cette huitième session du Conseil d’association UE-Algérie.

Il faut dire que le facteur temps entre la tenue de la 7e session qui a eu lieu le 6 décembre 2012 et celle d’aujourd’hui n’a pas vraiment déteint sur le menu des négociations des deux parties. Il a s’agit globalement comme en 2012 de la question des droits de l’homme et de la démocratie chère aux Européens et la question de la diversification de la coopération économique pour les Algériens. Si l’ordre des priorités n’est pas le même pour les deux partenaires, ils arrivent néanmoins à se mettre d’accord sur certains points. Le vœu pieux de l’Algérie est et reste toujours le soutien de l’UE à l’accession rapide de l’Algérie à l’OMC et son souhait de voir son partenaire européen s’orienter davantage vers l’appui au processus de diversification de l’économie algérienne à travers l’afflux des investissements directs et le renforcement du transfert technologique.

La délégation européenne insiste quant à elle sur l’importance d’assurer la protection des défenseurs des droits de l’Homme en Algérie, en ce sens, lors de cette 8e session, les européens ont invité les algériens à engager avec l’Union européenne des négociation en vue d’un plan d’action qui permettrait de mettre en place un calendrier ambitieux des mesures traduisant la volonté de l’Algérie de développer de véritables réformes démocratiques annoncées en 2011 et qui n’ont pas été réellement suivis de faits.

A l’issue de la réunion, Ramtane Lamamra a répondu aux questions de la presse algérienne accréditée et celle dépêchée d’Algérie pour l’occasion. A la question posée par nos soins sur l’état d’avancement de l’épineux dossier de la liberté de circulation des marchandises et des personnes, le ministre, sans langue de bois a répondu en substance : « Nous n’avons pas avancé d’un iota, les Européens campent sur leur position mais cela n’empêche pas l’Algérie de continuer de négocier de façon sereine et confortable avec son partenaire européen grâce à sa situation stratégique et sa position de premier fournisseur gazier et devra faire comprendre à l’Europe l’importance que requiert pour les Algériens la facilitation d’octroi de visas dans le cadre de visite touristique ou d’affaire en Europe ».

L. H.

Quitter la version mobile