Le Matin d'Algérie

L'Algérie fait un don de 50 millions de dollars à la Tunisie

Deux aides financières d’une valeur de 200 millions de dollars ont aussi été octroyées à ce pays voisin.

L’Algérie riche de ses milliards vient donc en soutien à ses « amis ». Ce n’est pas la première fois. Aussi, la venue du premier ministre tunisien à Alger n’a pas été dénué d’intérêts sonnants et trébuchants.

Ainsi, selon l’APS trois accords de coopération financière entre l’Algérie et la Tunisie ont été signés dimanche au Palais du gouvernement à Alger, à l’occasion de la visite de travail et d’amitié qu’effectue en Algérie le chef du gouvernement tunisien, Mehdi Jomaa.

C’est le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, entre deux appels téléphoniques pour constituer son staff et le chef du gouvernement tunisien, Mehdi Jomaa, qui ont mis leur parage en bas de cette accord. 

De quoi s’agit-il ? Et bien d’un accord de dépôt entre la Banque d’Algérie et la Banque centrale tunisienne, d’une valeur de 100 millions de dollars américains, qui a été signé par le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, et le Gouverneur de la Banque centrale tunisienne, Chedli Ayari. Et deux protocoles d’octroi par l’Algérie à la Tunisie. Une aide non remboursable de 50 millions de dollars. Et un prêt pour l’Etat tunisien d’une valeur de 100 millions de dollars. Résumons : 200 milions de dollars remboursables et un cadeau de 50 millions signé Bouteflika pour la nouvelle Tunisie. Il est entendu que l’agence officielle APS n’a soufflé mot de ce don algérien pour la soeur tunisienne. Cela étant dit, ces aides seront une vraie bouffée d’oxygène à ce pays en proie à de sérieux problèmes financiers. Elles consolideront sans doute la confiance en ce nouveau gouvernement.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que l’Algérie aide financièrement certains pays. En pleine canicule de juillet 2012, le président Bouteflika a effacé d’un trait les dettes de 13 pays africains. Un coup de crayon estimé à 2,2 milliards de dollars. La manière a surpris nombre d’Algériens et plus d’un diplomate. Car faut-il le rappeler, ni le conseil des ministres, ni le parlement n’ont été associés, ni informés de cet effacement de dette qui représente pourtant un sacré pactole. Heureux ont été ces pays en découvrant que le fardeau de leur dette définitivement enlevé.

Yacine K.

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