Le Matin d'Algérie

Le maréchal candidat Al-Sissi dément avoir menacé d’envahir l’Algérie

Le démenti des propos du maréchal putschiste et néanmoins candidat à la présidentielle égyptienne sont arrivés par la voie de sa direction de campagne.

La direction de campagne du candidat à la présidentielle égyptienne, le maréchal Abdel Fattah Sissi, « a formellement démenti » les propos sur l’Algérie attribués par certains médias égyptiens au Maréchal, a indiqué vendredi, le Ministère des Affaires étrangères (MAE). Il faut dire que cette pseudo-menace du maréchal putschiste a fait les choux gras de nombreux sites d’informations et le silence d’Alger avait, à ce propos, ajouté de l’épaisseur à cette déclaration belliqueuse imaginaire.

Ainsi « dans un communiqué rendu public ce jour, la direction de campagne du Maréchal Sissi a formellement démenti les propos sur l’Algérie attribués par certains médias à ce dernier », a affirmé à l’APS Abdelaziz Benali-Cherif, porte-parole du MAE. Deuxième personnage du cabinet de campagne du maréchal candidat à la présidentielle égyptienne à apporter un démenti : le directeur de campagne, porte-parole du candidat Sissi, Abdallah Meghazi. Lequel a ajouté avoir « pris contact avec notre ambassadeur au Caire à qui il a fait part du grand respect que voue le Maréchal Sissi à l’Algérie, à ses dirigeants et à son peuple. De même qu’il lui a demandé de transmettre les salutations fraternelles du Maréchal Sissi aux dirigeants algériens », a ajouté le porte-parole du ministère.

« Lors de cet entretien, Abdallah Meghazi a catégoriquement démenti toute déclaration tendancieuse ou hostile du Maréchal Sissi sur l’Algérie », a-t-il dit.

Des médias égyptiens, notamment des sites électroniques, avaient rapporté que le Maréchal Sissi avait déclaré devant le Conseil supérieur de l’éducation de son pays que l’Armée égyptienne était « forte » et qu’elle pouvait « envahir l’Algérie en trois jours s’il arrivait malheur à un égyptien ». Qui a intérêt à pourrir les relations entre les deux pays ? Pourquoi une telle affaire à ce moment où Alger, paralysé, sans gouvernement gouvernement et Le Caire plongé dans la campagne présidentielle et en proie à une crise de légitimité ? Difficile à identiier pour le moment la source de cette affaire. 

Yacine K./APS

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