Le Matin d'Algérie

L'insoutenable calvaire d’un Tunisien en Algérie

Moez Ben Ncir est un ressortissant tunisien qui vit et travail en Algérie depuis plus d’un an.

Le jeune homme, passionné de culture berbère, travaillait depuis avril 2013 aux Editions franco-berbères (Sefraber) à Béjaïa. Il était loin de se douter que son dernier déplacement à Alger pour une simple convocation au centre des visas va tourner au cauchemar.

L’après-midi du 16 avril, Moez Ben Ncir quitte le centre des visas d’Alger après avoir terminé les formalités, il passe ensuite chez un ami afin de récupérer ses effets personnels dans l’optique de regagner ensuite la ville de Béjaïa. Malheureusement pour lui, Moez se retrouva au mauvais moment au mauvais endroit, en bas de l’immeuble de son ami chez qui il avait passé la nuit, le mouvement Barakat organisait un sit-in contre le 4e mandat. Dans la répression tous azimut qui s’en ai suivi, Moez Ben Ncir fut interpelé.

Pour Julien Pescheur le gérant des éditions Sefraber et employeur de Moez, cette arrestation est injustifiée, d’autant plus que son assistant est en situation régulière en Algérie. «Depuis avril 2013 Moez est assistant aux Sefraber, il a des fiches de paye, il est déclaré à la direction de l’emploi de Bejaia et il a la carte de la CNAS ( sécurité sociale algérienne) Il avait tous ces papiers sur lui puisqu’il venait de déposer les doubles au centre des visas». Et d’ajouter : « A 14h le 16 avril Moez m’a appelé en France où je suis bloqué par l’état de santé de mon cousin. Il sortait du centre, m’a dit tout s’est bien passé, je passe prendre mes affaires et je rentre à Bejaia ».

L’employeur de Moez Ben Ncir ainsi que sa famille démentent les allégations d’un journal algérien qui a fait état de la présence d’un « Tunisien en situation irrégulière » dans le sit-in de Barakat. Ils jugent sa détention arbitraire et espèrent sa libération dans les plus brefs délais.

Jugurtha Hanachi

Document prouvant que ce jeune Tunisien est en règle.

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