La première visite du directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika dans le pays chaoui s’est avérée périlleuse.
La colère des Chaouis après la mauvaise blague se Sellal sur Ennahar TV ne s’est pas apaisée, l’ex-premier ministre l’a appris à ses dépens.
En visite dans la ville de Tébessa, la capitale des Aith Lamouche (Nemenchas), le directeur de campagne du président candidat en convalescence, Bouteflika, sous bonne escorte des éléments de la DSI (Détachement Spécial d’Intervention, unité d’élite de la gendarmerie) a passé un mauvais quart d’heure dans la salle du complexe sportif de la ville.
Sellal sous bonne escorte. Pour un personnage populaire…
Le discours d’Abdelmalek Sellal n’a duré qu’à peine 15 minutes avant que des jeunes l’interrompent en lui lançant des chaises et divers projectiles. Désemparé, le service d’ordre est intervenu et a réussi non sans peine à évacuer l’orateur hors de la salle sous les sifflets et les quolibets. Le groupe de jeunes s’est appliqué ensuite à arracher les posters de Bouteflika sous les yeux ahuris des représentants locaux du président-candidat.
Abdelmalek Sellal s’est empressé ensuite à quitter la ville pour rallier Souk Ahras où il a tenu un meeting laconique à la salle des conférences Miloud Tahri.
Les promoteurs du quatrième mandat ont apparemment toutes les peines du monde à vendre leur projet aux algériens. En plus de la faible mobilisation, les représentants du président-candidat se heurtent chaque fois à l’hostilité des citoyens.
Jugurtha Hanachi
